actionnaire

Acteur majeur des entreprises en ce sens où il les détient en partie - sous forme d’actions ou de capitaux investis - l’actionnaire a, depuis quelques années, pris un poids grandissant dans les organisations.

Symbole de la mondialisation et du libéralisme, l’actionnaire formule des exigences que les salariés assimilent à de réelles menaces en ce sens où elles sont parfois difficilement compatibles avec les réalités du business. Profitabilité immédiate, vues à court terme (rythme annuel voire trimestriel !), retour sur investissement à des taux dépassant l’entendement dans un contexte de faible croissance, tels sont pour l’opinion collective les trois principales caractéristiques et les principaux griefs, qui sont formulés à leur encontre. Cette mauvaise image est aggravée quand ces phénomènes s’accompagnent, à tort ou à raison, de réduction des coûts, de compression des salaires, de délocalisations ou de plans sociaux.

C’est pourquoi, au sein de l’entreprise, la logique consistant à satisfaire l’actionnaire est beaucoup moins comprise que celle faisant référence aux exigences des clients. Or, la réalité c’est que si ce sont les clients qui font vivre l’entreprise, il en est tout autant des actionnaires. C’est grâce à leurs investissements qu’une entreprise obtient les moyens de se développer et de mener à bien ses projets, du moins dans l’hypothèse où ces derniers jouent sérieusement leur rôle.

Compte tenu de ces disjonctions, il incombe à la communication interne de mettre en perspective le rôle et les responsabilités de chaque stakeholder (“partie prenante”) dans une logique d’accompagnement, d’explications objectives et de dédramatisation car, quoi qu’on en pense, il ne peut y avoir, dans une économie de marché, d’entreprises sans actionnaires. De là à les assimiler au grand méchant loup, il y a là un pas que beaucoup ont allègrement franchi.