agile

Essentiellement positif, l’adjectif « agile » se hisse au podium de la mode. Le management s’en est emparé, à bon escient tant qu’il n’est pas faussement revendiqué.

L’agilité devient en effet vitale dans un monde en mouvement qui balaye les structures qui ne s’adaptent pas assez vite ; nombreux sont les exemples, de Kodak à Nokia en passant par Moulinex. Cependant, la souplesse d’adaptation requise ne se limite pas à un ou deux domaines des organisations, à un enclos particulier, elle doit infuser toutes leurs composantes : objectifs, stratégies, hiérarchies, communications, etc., leur ADN lui-même est concerné. De quoi bouleverser !

Dans une économie imprévisible avec des phénomènes disruptifs, la réussite se fonde en fait sur les dispositifs d’interaction et sur les vitesses de réaction, tout cela en misant sur une intelligence avant tout collective. D’où la nécessité d’une communication interne fluide et irriguant le plus spontanément possible le corps social dans son entier, les réseaux sociaux prévalant alors sur les notes de service.

Agile, le management se trouve alors loin du fonctionnement traditionnel hérité du taylorisme où les validations prennent toujours le temps de se conforter en haut lieu, et souvent même au sommet d’une pyramide. Point d’achoppement, l’agilité requiert qu’on abandonne certains pouvoirs qui rassurent. Et prendre ce genre de risques, même s’il est en fin de compte productif, requiert en préalable une direction… agile.