bibliographie


Plutôt que de recenser tous les ouvrages liés à ce vaste sujet qu’est la communication interne, nous préférons vous recommander la lecture d’une trentaine d’ouvrages qui, à nos yeux, méritent le détour. Un choix subjectif et assumé qui peut parfois aller au-delà de la seule communication interne.

Agnès Yves, Manuel de journalisme, Paris, La Découverte, 2002.

Écrire pour le journal ne s’improvise pas. Il convient en effet de maîtriser un certain nombre de techniques et de savoir-faire pour répondre à l’objectif fixé : être lu ! L’auteur les passe en revue et évoque, avec malice, la diversité des genres journalistiques. Un vrai discours de la méthode !

Aubert Nicole (dir.), Diriger et motiver : Art et pratique du management, Éditions d’Organisation, 2002 (1re édition 1996).

L’ouvrage offre au lecteur un panorama complet de l’art du management. Il s’intéresse aux principaux ressorts du comportement et de la relation humaine et à la conduite de l’action intégrant cette dimension humaine. Manager, c’est-à-dire motiver, communiquer, négocier, gérer les compétences et conduire le changement, semble soudainement plus aisé à l’issue de la lecture de cet ouvrage.

Baranski Laurence, Le manager éclairé. Piloter le changement, Paris, Éditions d'Organisation, 2001.

Le manager est au cœur des problématiques de changement. Non seulement, il accompagne l’entreprise dans son évolution mais il doit aussi mobiliser les potentiels à cette fin. L’ouvrage démontre que piloter le changement s’inscrit dans une démarche globale qui met en relation trois dimensions distinctes et complémentaires : la personne prise individuellement, le groupe et l’entreprise.

Béal Jean-Pierre, Lestocart Pierre-André, Entre management et marketing. La communication interne, Paris, Demos, 2003.

La communication interne s’inspire simultanément de deux techniques : le marketing en ce qu’il invite à être à l’écoute du marché interne et le management parce qu’il facilite la relation entre les hommes. Ce qui est demandé à la communication interne en réalité, c’est d’expliquer, d’informer, d’écouter, de faire débattre, de donner les moyens de comprendre la situation et d’accepter d’évoluer. Les auteurs définissent ainsi les missions du responsable communication interne et brossent un panorama des méthodes et des outils qui s’offrent à lui. Le lecteur y trouvera pour sa part le rappel de quelques fondamentaux ainsi qu’une série de conseils et de descriptions pour chaque grand classique de la communication interne. Une bonne entrée en matière !

Breton Philippe, La parole manipulée, Paris, La Découverte, 1997.

Couronné en 1998 par le prix de philosophie morale de l'Académie des sciences morales et politiques, l’ouvrage met en garde contre les manipulations de la parole qui sont devenues monnaie courante. Soucieux de préserver cette richesse, garante de la démocratie, l’auteur pointe du doigt la prolifération des techniques qui induisent l’adoption de comportements insidieux, dont l’individualisme exacerbé. Et de poser la question de savoir si toutes les méthodes de communication et de débat sont bonnes. Un regard acide et lucide sur les techniques de manipulations avec toutefois quelques signes d’espérance.

Cabin Philippe (coordonné par), La communication. État des savoirs, Auxerre, Éditions Sciences humaines, 1998.

Fidèle à l’esprit de la collection, cet ouvrage, construit autour de quatre grands thèmes - la communication : enjeux et modèles, la communication interpersonnelle, la communication dans les groupes, les médias et la communication de masse – fait la synthèse des connaissances disponibles sur la communication, « omniprésente mais toujours imparfaite”. Une mine à exploiter.

Cabin Philippe (coordonné par), Les organisations, Auxerre, Éditions Sciences Humaines, 1999.

La notion d’organisation est au cœur de la vie économique et sociale. L’ouvrage, collectif, fait le bilan des connaissances sur les formes majeures d’organisation et répond à quelques interrogations-clés : comment se prennent les décisions stratégiques ? Quels sont les facteurs de la motivation au travail ? Comment conduire un processus de changement ? Les néophytes, comme les spécialistes, y trouveront leur compte.

Centre des jeunes dirigeants, La surprenante histoire de Claude-Jean Desvignes, jeune dirigeant, Editions d’Organisation, 2004.

Ce récit du quotidien d’un jeune entrepreneur aux prises avec les difficultés et tourments les plus courants qui soient prouve que le cocktail de l’intelligence et d’une vision humaniste de l’entreprise (dont une dose de créativité) n’est pas incompatible avec sa croissance économique.

Centre des jeunes dirigeants, Osez le bonheur, Le livre bleu de l’entreprise, Vetter Éditions 2002 :

« Bonheur » et « entreprise » : deux mots qui ne vont pas ensemble, semble-t-il. Parce que le premier est affaire privée, et la seconde, véritable système économique à échelle variable, est source d’angoisse et autres sentiments pathogènes. Pourtant, l’entreprise, en tant qu’espace collectif structurant et solide, devrait être, tout comme la famille, un lieu d’épanouissement. C’est bien le rôle de la communication interne que de s’employer à construire le bonheur au sein de l’entreprise : elle donne les bases d’une culture commune qui avance, par le biais de projets, vers un idéal que chaque collaborateur peut reconnaître comme sien et grâce auquel il peut devenir ce qu’il cherche à être. Et là commence le bonheur, dans cet équilibre harmonieux tenu entre soi et le monde.

D’Almeida Nicole, Les promesses de la communication, Paris, PUF, 2001.

Les entreprises, qui ont pour la plupart intégré la communication dans leur stratégie, transforment des événements en récits. Cet “enchantement de l’activité productive” génère un sens, donne de l’unité, cultive la continuité. L’ordre qui en résulte - qu’il soit social, temporel ou symbolique - constitue une mise en scène relayée par les médias internes et externes. Un ouvrage qui analyse les ressorts de la communication et qui propose une réflexion sur la construction de la confiance. Original et parfois salvateur.

D’Almeida Nicole, Libaert Thierry, La communication interne de l’entreprise, Paris, Dunod, 1998.

Pratique et concis, cet ouvrage pose la question de la légitimité de la communication interne. À partir d’exemples concrets, il étudie ses conditions de réussite et met en exergue la question de sa crédibilité. Au fil de cinq chapitres (rôle et place de la communication interne, les moyens écrits, les moyens oraux, l’audit de communication interne, le plan de communication interne), il pose les enjeux de la communication interne de l'entreprise et s’intéresse aux perspectives d’avenir susceptibles de la caractériser.

Delavallée Eric, La culture d'entreprise pour manager autrement : surmonter les résistances culturelles, Éditions d’Organisation, 2002.

La culture d’entreprise, portée aux nues dans les années 80, est aujourd’hui quelque peu délaissée. Et pourtant, elle conditionne la majeure partie des décisions qui affectent une entreprise. Pour l’auteur, elle n’en représente pas moins une véritable opportunité en ce sens qu’elle nourrit l’identité de l’entreprise et participe de sa singularité. Et d’appeler les managers à s’y intéresser en permanence et pas uniquement à partir du moment où celle-ci devient un problème.

D’Herbemont Olivier, César Bruno, La stratégie du projet latéral, Paris, Dunod, 1996.

L’enjeu pour mener à bien des projets difficiles, c’est-à-dire suscitant de fortes oppositions et/ou dépourvus d’alliés, réside dans la latéralisation du projet. Cela signifie organiser les alliés plutôt que combattre les opposants et proposer une action décalée sans pour autant changer d’axe stratégique. Un ouvrage pédagogique et stimulant, ponctué de nombreux exemples.

Détrie Philippe, Broyez Catherine, La communication interne au service du management, Paris, Liaisons, 2001.

Cette nouvelle édition s’efforce de démontrer qu’une communication efficace repose davantage sur des comportements que sur des supports. Autrement dit, la communication interne doit être au cœur du management et de la performance. D’où les trois rôles essentiels qui lui sont assignés : donner du sens pour favoriser l'appropriation, donner de l'âme pour favoriser la cohésion et inciter chacun à mieux communiquer pour favoriser le travail en commun. Un ouvrage essentiel ! 

Falcoz Christophe, Bonjour les managers, adieu les cadres, Éditions d’Organisation, 2002. 

Les cadres sont morts, vive les managers ! L’ouvrage s’interroge sur les transformations majeures qui affectent le statut et plus largement sur la notion de cadre. Que recouvre-t-elle aujourd’hui ? A-t-elle encore un sens ? Si le statut s’est de fait fragilisé, la banalisation semble aujourd’hui bien réelle, compte tenu des inégalités qui prévalent entre les cadres. Seule une minorité s’en sort. Ce sont les managers, ces hauts potentiels adaptables et ouverts à l’international. Le revers de cette réussite sont dommageables : confusion entre sphère privée et sphère professionnelle, problèmes de santé et de stress. Un ouvrage qui donne à réfléchir.

Gabs, Jissey, Management, je me marre !, Paris, Eyrolles, 2001.

Une approche humoristique et néanmoins réaliste de la distance - ou du gouffre, c’est selon – qui sépare les grands principes et concepts du management de ses réalités terrain. Si les managers ne pensent qu’à l’efficacité, les salariés, eux, songent à davantage de considération.

Gabs, Jissey, Communication je me marre, Paris, Eyrolles, 2002. 

Sur le mode humoristique, les auteurs croquent les symptômes de la communication. Un livre drôle et sans complaisance dans lequel de nombreux lecteurs se reconnaîtront.

Génelot Dominique, Manager dans la complexité : réflexions à l'usage des dirigeants, INSEP Éditions, 2001.

La complexité constitue aujourd’hui un vrai défi pour les dirigeants. Dans ce multiple, cet instable, cet enchevêtré, il convient d’endosser un regard méthodique et efficace pour venir à bout des situations complexes de management des hommes, organisation, stratégie, communication, information, innovation.

Kourilsky-Belliard Françoise, Du désir au plaisir de changer : comprendre et provoquer le changement, 1999.

Prix Manpower 1995, le livre fournit une méthode pour concevoir le changement dans ses multiples dimensions. Pour en comprendre la teneur et les incidences, il faut adopter une nouvelle lecture de la réalité. La condition ? Changer nos modes de pensée. Le corollaire ? Le changement n’est pas un phénomène insaisissable si on l’appréhende différemment et si l’on tente d’y répondre autrement, d’où le choix de ce titre séduisant.

Le Goff Jean-Pierre, Les illusions du management, Paris, La Découverte, 2000.

L’ouvrage dénonce le “mal être” qui règne dans les organisations, dû au ravage que causent les méthodes du management moderne. L’auteur, après une rigoureuse enquête de terrain, considère que les décideurs devraient davantage considérer et écouter ceux qui sont sur le terrain et qui, de fait, pratiquent le management au plus près des réalités de l'entreprise. L’une des parades à cette illusion persistante , qui se matérialise par une réelle coupure entre dirigeants et dirigés, réside dans la formation.

Le Goff Jean-Pierre, La barbarie douce, Paris, La Découverte, 1999.

Les individus vivent, depuis l’école, sous la pression de l’évaluation, du contrat et du projet individualisé. Cette modernisation, présentée comme inévitable pour s’adapter aux “mutations du monde contemporain”, se retrouve évidemment au sein de l’entreprise. L’auteur dénonce les outils et les mécanismes de cette “barbarie douce” et fustige la pensée “chewing-gum” qui l’accompagne, dans la mesure où elle dit tout et son contraire. Las de l’angoisse et du stress que cette rhétorique suscite, il explore les pistes de résistance susceptibles de donner un sens à cette modernisation.

Libaert Thierry, La communication de crise, Paris, Dunod, 2001.

Faire face aux situations de crise, toujours plus variées et complexes, la communication de crise est devenu un enjeu vital pour les entreprises. Cet ouvrage, succinct, présente les caractéristiques principales de toute crise et explique comment organiser une gestion de crise.

Libaert Thierry, Le plan de communication, Paris, Dunod, 2003 (1re édition 2000).

Outil de pilotage aussi nécessaire qu’indispensable, le plan de communication constitue la cheville ouvrière de la communication d’entreprise. Sa construction nécessite d’y associer le plus de monde possible. Conçu comme un guide pratique, cet ouvrage expose de manière pragmatique et opérationnelle la construction et l'exploitation du plan de communication.

Malaval Catherine, La presse d’entreprise française au XXe siècle. Histoire d’un pouvoir, Paris, Belin, 2001

Tiré d’une thèse de doctorat en histoire, l’ouvrage retrace l’histoire de la presse interne au XXe siècle. Fort bien documenté, il met en relief les stratégies déployées par les entreprises à l’égard de leurs salariés et donne une perspective historique à un sujet relativement méconnu. Une première !

Martin-Lagardet Jean-Luc, Le guide de l’écriture journalistique, Paris, La Découverte, 2003.

Écrire pour être lu et compris, tel est l’objectif de cet ouvrage. L’auteur expose toutes les recettes pour être efficace dans son écriture : savoir aller à l’essentiel, choix des angles rédactionnels, diversité des genres, couplage du fond et de la forme, etc. Enrichi d’exemples concrets, l’ouvrage évoque par ailleurs les aspects déontologiques du métier et s’attache à l’écriture pour le web. Conçu d’abord pour les étudiants,l’ouvrage pourra aussi intéresser les professionnels.

Mattelart Armand, La mondialisation de la communication, Paris, PUF, 2002.

Ce “que sais-je ?” est une mise en perspective de la globalisation sous ses multiples aspects : internationalisation du commerce, montée en puissance des marchés financiers, essor des transports, développement des médias, émergence et mise en réseaux de nouvelles technologies, etc. Une approche qui démythifie la mondialisation de façon critique.

Morel Christian, Les décisions absurdes. Sociologie des erreurs radicales et persistantes, Gallimard, 2002.

L’auteur s’attache à comprendre le sens de décisions pour le moins singulières : celles que les individus prennent dans un sens contraire au but recherché. Ces décisions absurdes se traduisent par des erreurs radicales et persistantes. À partir d’exemples pris dans divers domaines, l’ouvrage décrypte les raisonnements qui produisent ce type de décisions. Un ouvrage original et passionnant qui fait la part belle aux questions de communication interne.

Mucchielli Alex, La communication interne. Les clés d’un renouvellement, Paris, Armand Colin, 2001.

Partant de cas réels, l’auteur pointe les dysfonctionnements affectant la communication des organisations et nuisant à leur bon fonctionnement. À partir d’une mise en perspective des enseignements qui en découlent, il propose de renouveler profondément la façon d’auditer ces problèmes dans le but de concevoir des actions appropriées et efficaces. Et de proposer une nouvelle définition du management, fondée sur la communication interne.

Peretti Jean-Marie (dir.), Tous DRH, Paris, Éditions d’Organisation, 2002.

Le management des hommes et la gestion des ressources humaines sont dotés d’exigences de plus en plus fortes. Les contributions et témoignages de cette somme posent trois convictions ;

  1. Le management des ressources humaines est un facteur clé du succès et de la création de valeur, 
  2. La “bonne” gestion des ressources humaines repose sur le partage de la fonction entre la DRH et les responsables opérationnels, 
  3. La réussite de ce partage nécessite une formation renforcée de la hiérarchie en la matière.

Une analyse salutaire sur le management de proximité, et indirectement, sur la communication interne.

Roux-Dufort Christophe, Décider et gérer en situation de crise, Paris, Dunod, 2000.

Les crises se préparent. L’auteur propose à cette fin un plan de gestion destiné à prévenir les crises et à les affronter. Évaluer l’exposition au risque et son niveau de préparation, détecter l’entrée en crise et coordonner la réaction en communiquant à bon escient, savoir enfin capitaliser sur le retour d’expérience, tel est en substance le mode d’emploi préconisé par l’auteur. Autrement dit, sachez penser l’impensable avant qu'une crise ne s'en charge.

Singly François de, L’enquête et ses méthodes. Le questionnaire, Paris, Nathan, 1992.

Tous ceux qui travaillent sur des enquêtes seront intéressés par cet ouvrage qui répond à deux questions-clés : à quoi servent les enquêtes par questionnaire et comment produire de bons chiffres ? Le lecteur y trouvera en outre des éléments sur la conception du questionnaire, ses déterminants sociaux, les règles du questionnement et l’exploitation du questionnaire. Une bonne mise au point.

Westphalen Marie-Hélène, Le Communicator : Le guide de la communication d'entreprise, Paris, Dunod, 1998 (1re édition 1994). 

Ce guide opérationnel dresse, sous forme de panorama, les différents aspects de la communication interne et externe.. Conçu de façon didactique, son principal intérêt, outre cette prétention à l’exhaustivité, réside dans ses deux modes de lecture complémentaires : approfondie pour les néophytes, synthétique et transversale pour les spécialistes. Dans les deux cas, le lecteur y trouvera les fondamentaux de la communication.

Théry Benoît, Manager dans la diversité culturelle, Paris, Éditions d’Organisation, 2002.

Qui sont les managers internationaux ? Comment gère-t-on leurs carrières ? Comment appréhender les interfaces culturelles ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles l’ouvrage répond à partir d’exemples concrets. L’auteur offre au lecteur une synthèse pratique des principales approches scientifiques du management interculturel et porte une attention particulière a été portée au rôle d'interface culturel du manager international. Un plaidoyer pour le "dialogue des civilisations".

Wolton Dominique, Penser la communication, Paris, Flammarion, 1997.

Cet ouvrage reprend les principales conclusions exposées par l’auteur dans ses ouvrages antérieurs. D’une part, il ne peut y avoir de démocratie sans communication ; d’autre part les techniques sont fondamentalement porteuses d’inégalités et empêchent le rapprochement entre les hommes et les cultures. En d’autres termes, la communication technique appauvrit la communication humaine. Penser la communication, c'est par conséquent montrer les dangers qui la menacent. Le remède consiste sans doute à renforcer les identités et à respecter ce qui séparent les hommes. Une lecture indispensable ! Lire aussi, du même auteur, Il faut sauver la communication, paru en 2005.


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