collectif

On est entré dans l’ère de l’individualisme. Aujourd’hui, l’entreprise ne représente plus systématiquement la deuxième famille : on ne s’engage plus totalement dans sa vie professionnelle. D’ailleurs, on parle moins d’engagement que de mobilisation.

Dans ce nouveau contexte, une dynamique collective doit permettre de reconnaître et de fédérer les individualismes des salariés, de mieux profiter de leur créativité personnelle et finalement de rendre l’entreprise plus performante et plus attractive à leurs yeux. Face à cet individualisme, le dirigeant a une double responsabilité : le respecter dans ce qu’il a de positif dans l’épanouissement des personnes et être capable de l’articuler à un fonctionnement plus collectif. 

L’individualisme tire sa substance d’un collectif placé en arrière-plan et, face à l’échec du consumérisme centré sur soi pour aboutir à l’épanouissement personnel, on doit admettre que collectif et individu ne s’opposent pas, bien au contraire. L’entreprise devient à sa manière un lieu d’expérimentation de l’épanouissement personnel dans un collectif de travail, d’autant plus important dans une période de délitement du lien social. A contrario, quand ce collectif fait défaut dans les organisations de travail, les souffrances individuelles émergent, nombreux exemples l’illustrent.

La communication interne a dès lors un rôle majeur à jouer dans la constitution de collectifs accueillants, pérennes et efficaces pour que chacun puisse y prendre place. On trouvera en ce sens la mise en place de résaux sociaux, d’espaces de rencontres informels, d’évènements, bref, tout ce qui peut faire lien et combattre les logiques excluantes. 

>>> Recettes pour plomber l'ambiance au travail - Solidarité