communicant

Familièrement, le communicant est celui qui “fait de la com". Son métier, c’est de faciliter les échanges qui donnent du sens à ses activités. Informations, discussions, concertations, relations : la gamme de son jeu est variée. Mais, la communication est aussi de l’ordre du réflexe et du besoin permanent : « de même qu’on ne prend pas rendez-vous pour respirer, on ne prend pas rendez-vous pour communiquer ».

Finalement, une entreprise qui n’aurait plus besoin de communication interne, ce serait ce lieu où l’on pourrait se passer de méthode, d’outils et laisser jouer le naturel. Pourtant, face à cet idéal on remarque que la communication interne est d’autant plus vivante dans une organisation qu’on prend le soin de mettre en place ses conditions d’épanouissement. En fait, elle n’est jamais que « naturelle ». Contrôlée, dirigée dans un certain sens, voire empêchée, le communicant – contrairement à son image (parfois justifiée) de manipulateur - peut-être amené à subvertir dans sa mission les flux de communication en place pour en ouvrir d’autres à même d’informer plus de monde, de fabriquer plus de liens. Si le communicant est parfois l’instrument du pouvoir hiérarchique, il peut également en être le libérateur. Dur métier que celui qui doit s’assurer que chacun, alors qu’il possède un instrument différent de son voisin, participe à un orchestre qui réussit à jouer la même partition.