débat

Quand il est présent, la démocratie existe en acte. S’il est indispensable à la vie de la Cité, le débat existe cependant moins en tant que tel dans l’entreprise.

À l’heure où les choix stratégiques sont difficiles à prendre, on considère souvent que seuls les dirigeants et les managers ont la légitimité suffisante pour débattre car leur formation, leur savoir et leur position dans l’organisation leur confèrent l’autorité nécessaire pour aborder la complexité d’une question donnée. C’est pourquoi, une fois les décisions prises, il s’agit de les appliquer. Si débat il y a, il concerne leur mise en œuvre opérationnelle et non pas la pertinence du choix ayant été fait.

C’est ce qui explique que, régulièrement, des groupes de travail se constituent et des séminaires s’organisent, le but étant de souder les équipes et de les faire réfléchir pour trouver les meilleures solutions possibles dans le cadre des contraintes ambiantes. Dans ces cas de figure, le débat peut exister. Mais, force est de souligner que le débat, tel que nous l’entendons en société, n’a pas vocation à vivre au sein de l’entreprise car seule l’action prévaut à des fins de résultat et l’entreprise paie précisément des personnes en ce but.

Si la démocratie est le pire des régimes à l’exception de tous les autres, l’entreprise constitue sans doute encore un lieu non démocratique de la société avec des dérives autocratiques plus ou moins prononcées selon les cas. Faut-il le déplorer ou s’en réjouir ? En pratique rien n’empêche que des pouvoirs parallèles jouent leur rôle d’agitateurs d’idées.