editorial

L’éditorial est sans doute le genre rédactionnel le plus traditionel qui soit. Il existe quelques règles qui, si elles sont respectées, facilitent à la fois sa rédaction, sa lecture et sa compréhension.

Sa raison d’être, sa définition, c’est d’être « une prise de position de la direction du journal par rapport à un événement important » Les salariés, d’après diverses études quantitatives et qualitatives, attendent dans l’éditorial un engagement, un jugement sur l’entreprise, sa stratégie, ses projets, sa situation au sein du marché, de la part d’une personne à haute responsabilité dans la structure.

Dans le contenu, l’éditorial peut se rédiger selon deux méthodes différentes. Une première, la plus courante, consiste à imiter la structure d’un article : l’information essentielle se trouve en début de texte. Attaque au début, chute à la fin, information hiérarchisée du plus au moins important, finalement, l’éditorial ressemble fort à n’importe quel autre article. Avec la seconde méthode, on entre dans une technique didactique, qui privilégie l’annonce du sujet, que l’on explicite ensuite point par point. Ce style rédactionnel s’avère très utile quand l’émetteur du message cherche à être pédagogique pour expliquer des étapes, une nouvelle organisation, un processus. Il a l’avantage de donner au lecteur la possibilité de gérer son temps de lecture : il distingue immédiatement les séquences et choisit son entrée. Cette seconde méthode est par ailleurs fort appropriée à une édition on-line.

Exemple de cette technique didactique : pour une entreprise dans un domaine métallurgique, un premier paragraphe annonce le sujet, à savoir un projet d’investissement en Hongrie. Suivent alors trois points : le premier donne les informations concrètes et pratiques sur le lieu, le temps et les productions concernés par l’investissement. Le second point, plus pédagogique, s’attache à montrer qu’il ne s’agit pas d’une délocalisation (« Le choix de cette implantation n’a évidemment rien à voir avec une quelconque délocalisation (…) »). Enfin, dans le troisième point, cette idée de délocalisation est encore plus mise à mal, puisqu’on insiste – presque lourdement – sur le rôle central des sites français. Une phrase de conclusion ouvre sur un avenir de conquête qui donne une idée de la stratégie de l’entreprise bien évidente.